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jeudi 26 novembre 2009

Roxane sans fil.

A cause de ce fil, le patron m’avait sans cesse à l’œil ! Dès que j’en approchais un peu la truffe il me rappelait à l’ordre. Même les escaliers étaient interdits ! Du jour au lendemain j’avais pris dix ans. Si j’avais pu la tenir, il m’aurait mis une canne dans les pattes !

Et puis un matin, à la fin de la promenade nous sommes entrés dans la clinique à bestioles. Tout de suite je me suis presque réjoui. On allait surement m’enlever ce fil à saucisson ! Je commençais a connaitre les habitudes du coin.Tout de suite la petite dame en blanc vint me faire des câlins, me parler gentiment. Je commençais a bien l’aimer. Surtout que j’avais remarqué qu’elle finissait toujours par me donner un gâteau. C’était du spécial chien, comme elle disait. Une très bonne habitude. Moi en retour je lui faisait des léchouilles, je lui donnait la patte. Elle en paraissait toute fière. J’en était contente. Ou l’inverse.

La table descendit. J’allait sauter quand je me senti prise sous le ventre. C’était vrai, un effort et je faisait casser ce fil à la noix ! La dame m’allongeât. Elle avait vraiment le coup de main. Impossible de lui résister, et, pourtant tout en douceur. Chapeau !

Le patron me grattait derrière les oreilles, doucement. C’était délicieux. J’étais en train de me demander quand le fil me serait enlevé, quand la dame se releva. Voila, c’est fini, dit elle. Quoi ? Je n’avais rien senti. Ils s’étaient bien moqués de moi ! Ils s’entendaient bien ces deux filous.

Un coup de peinture rouge sur les trous du fil, mon gâteau habituel, et hop nous sommes repartis pour la maison. Je pensais que nous allions reprendre les escaliers. Je me dirigeais donc vers leurs porte. Mais non pas encore, toujours l’ascenseur. Il fallait peut-être attendre que les trous se bouchent.

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